S’adapter à un monde qui bouge

S’adapter au monde d’aujourd’hui relève du défi tant son caractère changeant est déstabilisant

Même si l’histoire est faite de bouleversements (écologiques, sociaux, familiaux, affectifs), de révolutions (industrielles, économiques, politiques, spirituelles), d’évolutions technologiques, nous ne sommes pas habitués à ces dérèglements climatiques à répétition, à ce temps qui semble s’accélérer, à  recevoir autant d’informations en temps réel que nous ne parvenons pas à digérer ; tout cela a des répercussions sur tous les plans de notre vie et nous donne une impression de précarité alors qu’au final, ce mouvement fait partie intégrante de l’existence, tout change, tout est impermanent, seulement nous ne l’avons pas intégré : nous pensons que ce qui est acquis l’est à tout jamais, c’est bien là une des cause de notre tourment.

Moi même, issue d’une famille française de classe moyenne, j’ai été habitué à un certain mode de vie qui offrait sécurité, stabilité, confort matériel, qui pourrait paraitre routinier aujourd’hui mais qui offrait des perspectives. Mon père me répétait qu’il fallait évoluer dans la vie et il était fier de sa “réussite sociale”, de sa progression professionnelle. Ce schéma en tête comme modèle, je pensais mon avenir tout tracé et suivre la trace de mes parents. Je n’ai pas échappé à la précarité avec l’éclatement de mon couple et toutes les conséquences que cela engendre. Dépassée par le progrès technique et les nouveaux modes de communication, j’ai mis du temps à trouver ma place ; j’ai voulu résister, puis j’ai été dans le déni et j’ai compris qu’il valait mieux mettre à profit les atouts de la situation plutôt que s’enfermer dans un passé qui resterait toujours le passé.

La difficulté est de concilier ses besoins de réalisation, son épanouissement personnel avec les exigences de la société actuelle qui est celle de la performance, du « tout, tout de suite », de l’hyperactivité, du multi-choix ce qui amènent l’individu à se remettre en question constamment, à ne pas s’engager, à devoir refaire sa vie et repartir de zéro. Cette instabilité est génératrice de stress et d’anxiété. C’est également la tendance à l’individualisme et au culte du « moi » avec tous les problèmes relationnels que ça engendre. Certains en tirent leur épingle du jeu, et du « je » sans trop d’états d’âme ou après avoir fait un gros travail sur eux. Je suis admirative de tous ceux et celles qui se prennent en main car c’est la clé. Ne pas subir la situation mais construite notre présent et notre avenir de surcroit.

Finalement la solution se trouve en chacun de nous et réside dans le fait de changer nos habitudes, de savoir s’acclimater à tout ce qui arrive, ce qui demande un certain lâcher prise mais aussi de nous responsabiliser. Lâcher prise ne signifie pas baisser les bras en pensant que tous nos ennuis et nos malheurs sont pure malchance ou la faute des autres, et ainsi subir sa vie, mais regarder la situation en face ; il s’agit de faire la synthèse de nos besoins afin de savoir ce qui nous convient le mieux, corriger nos actions et ainsi transformer notre vie, notre santé, nos rapports aux autres, retrouver du lien, retrouver notre pouvoir créateur, réapprendre à être autonome dans nos choix, nos pensées, faire davantage appel et confiance en notre intuition.

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