La médecine du sens

Dans la continuité de mon précédent post et toujours en référence à ce Télésommet sur la Santé, j’ai eu envie de vous partager le point de vue d’un médecin engagé dans cette médecine écologique que j’évoquais : le docteur Olivier Soulier, homéopathe,  qui a une façon peu conventionnelle d’aborder les maladies. Pour lui, elles sont une chance, une opportunité de guérison et non un ennemi à combattre. Paradoxalement la maladie serait la manière dont notre corps nous aide à rester en bonne santé, ce qui rejoint la pensée de Gustav Yung “ vous ne guérirez pas de vos maladies, ce sont vos maladies qui vous guériront ”.

Déjà il faut revenir à la dimension holistique de notre être. Notre culture occidentale a toujours eu tendance à séparer l’esprit et le corps avec une approche très mécanique du corps considéré comme un véhicule que l’on alimente et que l’on répare quand il est cassé et ou la maladie ne peut être que causée par un élément extérieur. Dans les philosophies orientales, le lien entre le corps et l’esprit est omniprésent ; par exemple en médecine chinoise, on dit qu’une trop forte colère blesse le foie. Ces méthodes de guérison ne s’occupent pas uniquement à soigner l’organe malade, elles s’attachent également à l’aspect émotionnel  ; il faut intégrer des éléments de psychologie, d’écologie, de cosmologie pour comprendre le sens de ce qui nous arrive. Pourquoi ai je telle ou telle maladie? Pour le docteur Soulier, le commencement de la maladie, c’est la perte de sens, la perte de ce que nous faisons, de ce que nous sommes. La maladie provient d’un désaccord entre ce que nous voulons vraiment et nos actions. Or a bien y réfléchir, cela n’a pas de sens de faire quelque chose qui ne soit pas nous, il est donc logique que lorsque nous ne sommes plus nous-mêmes, les symptômes apparaissent et appuient sur ce qui nous fait mal. Il y a donc un lien entre ce que nous vivons et le type de maladie que nous risquons de développer. Remettre du sens à notre vie est une des clés de la guérison. Comprendre ne signifie pas guérir automatiquement, mais c’est déjà une première étape qui nous permet de reprendre le pouvoir, d’agir sur les causes, d’essayer de faire en sorte qu’elles ne se représentent plus et ainsi éviter la maladie. Cela peut passer par de nouvelles méthodes de soins ou changer son hygiène de vie, ses relations, son comportement, ses habitudes en général.

Cette approche peut paraître assez dérangeante dans le sens ou elle implique de la part du patient qu’il effectue un travail sur lui même ou qu’il suive une thérapie et il n’a pas toujours envie de se remettre en question. Il est plus facile de rejeter la faute sur l’extérieur et attendre du médecin qu’il traite uniquement le symptôme. Le problème est que dans notre société,  nous avons été éduqué avec les valeurs du bien et du mal et nous faisons vite des raccourcis du style « ma maladie est une punition, qu’ai  je fait pour mériter cela » avec toute la souffrance de la culpabilité qui se rajoute à la souffrance du corps ; nous entrons alors dans un cercle vicieux. Or, il n’y a pas à porter de jugement, mais juste du sens. Il  ne faut pas non plus tout prendre à la lettre ou chercher à tout interpréter, ou se rendre coupable de tout sinon on ne vit plus (par exple s’il y a une épidémie de gastroentérite dans mon entourage et que je l’attrape, pas besoin d’y mettre du sens) et parce que certains problèmes sont purement mécaniques et nécessitent des traitements d’urgence ou de la chirurgie ;  il ne faut pas non plus être trop rigide dans sa démarche comme par exemple penser que supprimer le gluten, le sucre, le lait, la viande va tout résoudre d’un seul coup, il faut un équilibre. Cela peut varier d’une personne à l’autre selon son vécu, ses émotions, ses ressentis, son hérédité.

Nous sommes inégaux face à la maladie car nous portons en nous les informations liées aux générations précédentes ( secrets, non dits, conflits….). Des études récentes menées à l’Université de Genève révèlent que des violences, des abus sexuels s’inscrivent dans l’ADN et notre ADN nous vient de nos parents, grands parents……Une personne peut donc porter en elle la souffrance de ses ancêtres et la transmettre à ses enfants. Cependant, à partir du moment ou quelque chose de douloureux s’exprime, c’est le corps qui somatise, c’est un signal d’alarme et nous pouvons nous interroger sur nos modes de vie et de pensée. Cette phrase de Christian Flèche, praticien en PNL et fondateur du décodage biolgique résume tout :  » tout symptôme a un sens positif qui porte sa guérison en lui même ; La maladie est l’effort de la nature pour régler ses conflits, ses tentatives d’autoguérison et d’adaptation à un réel mouvement ; Tout s’adapte ou tout disparait ». 

 

 

 

 

 

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