Positiver sa solitude

Mon rêve!

Ce post est un peu la suite du précédent dans lequel je vous confiais avoir besoin de solitude, vous vous souvenez? Cela ne date pas d’hier mais aujourd’hui, je le revendique, j’assume ma situation et tant pis si j’en déçois quelques-uns. J’aimerais qu’ils comprennent que c’est un choix délibéré, qu »il n’y a rien de triste et qu’on peut se sentir heureux! la plupart des gens sont complètement paniqués ou angoissés à l’idée de se retrouver seuls et le vivent plutôt comme une épreuve. Ils ont souvent tendance à confondre solitude avec abandon, isolement, repli sur soi, manque, dépression,  donc comme quelque chose de douloureux. Pourquoi? En fait, le problème vient de notre conditionnement ; on a décidé pour nous, on nous a appris que réussir sa vie et donc être heureux était d’avoir un emploi, des amis et fonder une famille et nous n’avons pas envisagé d’autres pistes possibles. Se retrouver seul après une séparation ou un deuil, se retrouver au chômage, devient alors “hors norme”, il faut absolument remplacer la personne disparue, retrouver du travail pour ne pas risquer de devenir « asocial »  et surtout ne pas rester seul. A contrario, il y a ceux qui comme moi y trouvent certains bénéfices comme le fait de ne dépendre de personne, de s’assumer pleinement, d’être autonomes et responsables ce qui peut constituer une force, mais qui risque peut être à terme de nous maintenir dans un bulle  et nous couper des autres.  

On nous dit que l’homme est un être social qui n’est pas fait pour vivre seul. Il a effectivement plus de chance de survivre en groupe qu’isolé et très vite nos ancêtres ont vu l’utilité de vivre en communauté (on le voit chez les peuples racines ou l’entraide et le partage sont très développés) ; cependant ce qui était vrai hier l’est moins aujourd’hui, en tout cas dans nos civilisations modernes ou les avantages de la vie en société ne sont plus aussi évidents : on peut vivre à plusieurs et se sentir horriblement seul, on peut habiter un immeuble composé de 20 logements et ne pas connaître ni même croiser ses voisins ; On peut subir le bruit et la pollution et ressentir le besoin de fuir le tumulte de la vie urbaine,  le rythme effréné de la semaine de travail ; on peut aussi vouloir se retirer du monde pendant un temps pour oublier ses soucis, ses carcans, mieux se retrouver soi-même, ou tout simplement pour changer de style de vie, renouer avec l’essentiel, avec l’authentique.

Que la solitude soit subie ou qu’elle résulte d’un désir de fuite après une rupture amoureuse, un échec, la perte d’un être cher., elle est plus ou moins bien vécue car elle va de pair avec le silence et certaines personnes ne le supportent pas. Le silence est comme un un miroir. On est seul avec soi, face à soi, avec sa peine, son chagrin, ses doutes, ses questionnements. Personne à qui parler, personne à qui se confier. C’est difficile à vivre, on le voit bien à travers les réseaux sociaux, les gens ont besoin de de répondant, de contacts et n’hésitent pas à se faire des amis virtuels,  se constituer une communauté,  or ce qui compte n’est pas la quantité d’amis mais la qualité de la relation et l’écoute ;  dans certains pays on peut louer des “amis de compagnie” pour discuter un moment, aller au cinéma, même si cela parait choquant, cela me semble plus naturel que des amis virtuels. D’ailleurs il existait et encore maintenant des dames de compagnie pour les personnes âgées et les liens entre elles pouvaient être très forts.

Alors entre ceux qui fuient le quotidien et ceux qui cherchent à combler un vide, entre ce que la société nous impose et nos aspirations profondes, comment trouver sa place ?  Notre place dans le monde ne dépend pas de l’endroit ou nous nous trouvons mais de notre état mental, et pour VIVRE MIEUX sa solitude, ne plus la subir , il faut être dans un état de paix , de sérénité, d’harmonie et y voir comme une formidable opportunité de retrouver sa liberté de penser et son pouvoir créateur. On peut en faire l’expérience par la méditation ou en restant tout simplement assis sans bouger,  les yeux clos, pendant une quinzaine de minutes ou si l’on préfère, se ressourcer, se régénérer,  se recueillir dans un lieu qui nous convient et qui est comme un havre de paix ; cela peut être au milieu de la forêt, sur le sommet d’ une montagne, face à la  mer, dans un parc, une église, à chacun de trouver son “temple”. Je me promène volontiers avec mes frères dans les chemins de randonnées et dans ces moments là, le silence nous accompagne mais ce n’est pas un silence pesant, c’est un silence unificateur. Les mots sont inutiles, même pour  s’encourager dans l’effort ou admirer le paysage, chacun est réceptif à ce qui l’entoure et à la présence de l’autre, nous sommes ensemble et seuls à la fois.

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