Aller de l’avant

Aller de l’avant malgré la chaleur ambiante, malgré les promesses d’effondrement, malgré les injustices, aller de l’avant avec enthousiasme, avec foi, avec conviction, aller de l’avant en pensant à nos enfants.

IL est des histoires qu’on préfèrerait oublier mais elles sont notre quotidien, nous les avons construites, nous les vivons comme des vérités établies, elles sont notre paysage, notre “monde”.

Pourtant, nous ne pouvons plus croire à ces belles histoires comme celle du progrès par exemple qui nous assure un avenir meilleur, qui nous assure que nos besoins et désirs seront satisfaits dans les années à venir, que le progrès est sans limite, que la science aura réponse à tout. Tout ne peut pas être solutionné par la technologie. Le réchauffement climatique, le manque d’énergie, le manque d’eau et de nourriture, les inégalités sociales, le problème des migrants, etc…….Une autre histoire a atteint ses limites, celle de la loi du plus fort. Notre société qui prône comme  modèle la compétition et  la performance ne répond plus aux besoins des individus en quête de sens. Les gens ont besoin d’autres choses, ils ont envie d’autres valeurs.

Alors il faut imaginer d’autres récits, inventer d’autres mondes ;  le défi est énorme car nous ne voyons pas comment changer notre mode de vie, nos habitudes ; demandez à des hommes d’affaires de ne plus prendre l’avion pour leurs déplacements ou à des ministres de ne plus se rendre en voiture au Sénat alors qu’ils sont à 2 pas!  ; demandez aux gens qui aiment voyager de ne plus prendre l’avion mais le bateau ou le train et à ceux qui se rendent au travail en voiture de prendre la bicyclette ou les transports en commun! nous sommes pris par notre quotidien, pris par le temps, pris par le travail, influencé par notre entourage, par les médias.

Outre certains collectifs ou  associations qui tentent des actions pour changer les comportements avec  la création  d’écovillages, d’économies parallèles, d’écoles alternatives, de communautés, ou ceux qui oeuvrent à leur niveau pour tenter de ralentir ou stopper les dégâts (pollution, inégalités, injustices), un « mouvement » fait de plus en plus parler de lui : la collapsologie. Formé à partir du latin collapsus, signifiant « tombé d’un seul bloc », la « collapsologie » désigne l’étude de l’effondrement de notre civilisation industrielle considéré comme inévitable à plus ou moins brève échéance, estimée même entre les années 2030 et 2050. Ce terme s’est transformé en une philosophie de vie suivie au départ  par un public d’ « initiés” ou d’écolos biens conscients des problèmes actuels ; il touche de plus en plus de gens au travers d’écrits comme le livre de Pablo Servigné “Comment tout peut s’effondrer – Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes”,  au travers de conférences, de vidéos sur Youtube et a fait l’objet d’une émission récente sur une  chaîne publique, c’est un signe qui ne trompe pas. 

Pour Pablo Servigné, scientifique de formation, ingénieur agronome, chercheur et créateur du mouvement,  il faut profiter de cette “opportunité” d’un effondrement plus que probable pour s’ouvrir à tous les possibles, changer les bases de la société et les systèmes de valeurs : développer le service, l’empathie, l’entraide, donner plus de pouvoir aux produits de base (eau, bois, nourriture…..) au détriment des produits industrialisés et des produits technologiques et virtuels, “retourner à un existence simple, cultiver la beauté, l’authenticité”, se reconnecter à la nature,  s’inspirer des autres règnes, animal, végétal, minéral. 

Les enjeux sont importants, il en va de notre santé, de notre territoire, de notre mère Terre, de notre oxygène. De notre survie. Pablo dit qu’il y a les pessimistes moins qui pensent que tout est foutu, les optimistes moins qui se voilent la face et finissent par être dans le déni en pratiquant la pensée positive à outrance, et entre les deux, il y a les pessimistes plus et le optimistes plus qui se rejoignent par leur lucidité et le sens des réalités. Je fais partie des pessimistes plus qui ne font pas dans le catastrophisme et qui n’espèrent pas bêtement que tout va s’arranger d’un coup de baguette magique, mais qui préfèrent avoir connaissance des problèmes pour mieux les anticiper et qui pensent qu’à force de passer des messages, la conscience des hommes va se réveiller.

Sommes nous tous des adolescents immatures ? On dirait que oui à voir l’irresponsabilité de certains. Des adolescents repoussants sans cesse les limites et prêts à mettre leur existence en danger. Des adolescents égoÏstes  qui ne pensent qu’à eux. Qu’est ce qui pourrait nous rendre plus adulte face à ces défis immenses ? En fait nous sommes passés de l’adolescence à l’âge adulte sans initiation. Nous manquons de confiance en nous, de clairvoyance, nous manquons d’ouverture au monde, d’humilité, de spiritualité. Nous sommes trop dépendants des autres, nous croyons que le monde peut être sauvé par la science et la technologie, nous  ne voulons pas affronter la réalité, nous ne voulons pas affronter nos peurs. La peur de l’inconnu, la peur d’assumer son identité ou au contraire, la peur de perdre son identité, la peur de la violence, de la solitude, la peur de tout perdre, la peur de la mort.

Pour aller de l’avant, il va falloir se regarder en face et faire appel à tout notre courage, toutes nos forces, notre détermination, notre discernement, notre  foi en l’homme, en l’amour.  Il va falloir ouvrir nos coeurs, notre conscience, se laisser guider par notre âme.

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