Tous transhumains ?

Homme augmenté

Que serons nous en 2030, 2050? 2080? C’est à cette question que tente de répondre Daniel-Philippe de Sudres, chercheur en neurosciences, dans son roman « Nous en 2030”. Je n’ai pas pu me projeter et je ne  me suis pas reconnue dans les personnages de ce monde assez effrayant théatre d’une guerre entre 2 catégories d’individus ou plus exactement dirigé par un groupe de milliardaires sans éthique qui veut tout faire contrôler par des robots. Ce que nous décrit l’auteur qui s’appuie sur de nombreuses données scientifiques et des sources indiscutables , n’est pas si éloigné de la réalité. Lorsqu’on sait que le livre a été écrit en 2016 et que nous sommes en 2019, l’horizon de 2030 est proche, c’est demain.

Selon l’auteur, Il faudrait donc s’attendre à appartenir à une des 2 catégories de population 

les “actifs” disposant d’un emploi “stable” devenus des transhumains à force de transformations grâce à des implants ou la prise de molécules leur permettant de concurrencer les robots et donc de survivre d’une certaine manière pour ne pas se retrouver inaptes ou OUT.

les “inactifs”, sans emploi, licenciés, retraités, ne pouvant suivre le mouvement, exclus de la société et donc devenus inutiles, privés d’avenir, obligés également de survivre et de trouver un sens à leur existence.

Cela me fait penser à la série “TREPALIUM” qui vient de passer sur ARTE  ou les actifs et les inactifs (considérés comme des parias, des moins que rien, environ 80% de la population), sont séparés par un mur. 

A écouter certains conférenciers comme Laurent Alexandre, chirurgien devenu un des « porte parole » du transhumanisme, et suivre un peu ce qui se passe dans les milieux de l’intelligence artificielle, la fiction risque de dépasser la réalité. Les milliardaires des milieux High Tech et de la Silicon Vallée (comme les dirigeants de Google, de Facebook)  financent déjà des projets (voir la filiale Calico de google) et certains ont des caprices d’enfants gâtés et pensent déjà à s’augmenter, comme ce chercheur anglais cité plus bas qui s’est implanté des composants électroniques pouvant interagir avec des machines, et qui ne compte pas s’arrêter là.

Ces gens sont dangereux car ils ont une vision bien particulière du monde et sous prétexte de vouloir améliorer les conditions de vie, ils peuvent emmener avec eux des groupes d’individus qui pour des raisons diverse et variées seront prêts à les suivre dans leurs délires (haine du naturel, du corps, souci exagéré de tout ce qui est planifié, admiration sans borne et fascination pour la technologie, idéalistes……).

Même si ces technologies représentent de nombreux espoirs en matière de santé, on ne pourra échapper à certaines dérives comme vouloir se rendre immortel ou vouloir éliminer une partie de la population qui pèse lourd en consommant des ressources sans servir de main d’oeuvre, étant remplacée par des robots. Car commencer à augmenter l’homme sous entend sélectionner les individus selon leurs capacités et créer une espèce supérieure avec mémoire augmentée, capacités intellectuelles augmentées etc…… ; ceux qui ne le feront pas seront considérés comme une sous espèce. Qu’on ait le choix ou non, cette possibilité sera réservée à ceux qui auront les moyens et si on ne le fait pas on deviendra   les “jardiniers des autres” (dixit Laurent Alexandre). C’est réjouissant! De là à imaginer une armée constituée de soldats augmentés, des humains sur mesure avec par exemple une taille inférieure qui ce serait plus économique pour la planète (je ne l’invente pas!).

Un collectif grenoblois qui enquête sur le pôle de compétitivité CLIMATEC dans la ville de GRENOBLE  inquiet  des dangers que représentent les nanotechnologies a lancé un cri d’alarme :

“Frères humains, sœurs humaines,

Vous avez entendu parler du transhumanisme et des transhumanistes ; d’une mystérieuse menace, groupe fanatique, société de savants et d’industriels, discrète et puissante, dont les menées occultes et l’objectif affiché consistent à liquider l’espèce humaine pour lui substituer l’espèce supérieure, « augmentée», des hommes-machines. Une espèce résultant de l’eugénisme et de la convergence des nanotechnologies, des biotechnologies, des neurotechnologies et des immenses progrès de la science.

Vous avez entendu l’ultimatum, cynique et provocant, de ce chercheur en cybernétique, Kevin Warwick : « Il y aura des gens implantés, hybridés, et ceux-ci domineront le monde. Les autres qui ne le seront pas, ne seront pas plus utiles que nos vaches actuelles gardées au pré. » (1) Et encore : « Ceux qui décideront de rester humains et refuseront de s’améliorer auront un sérieux handicap. Ils constitueront une sous-espèce et formeront les chimpanzés du futur.”

Avant de penser à un nouvel humain, il faudrait peut être penser à travailler pour un monde plus juste et plus harmonieux car l’accès à tous ces progrès soit disant pour améliorer les conditions de vie, pour rallonger la durée de vie ne sera que pour des privilégiés.

Est ce que nous souhaitons vraiment la vie éternelle? la jeunesse éternelle? vivre comme une machine? ou vivre entouré de machines? est ce que c’est vraiment ça que nous voulons?

L’homme n’a pas été conçu pour rester éternel, du moins sur cette terre, mais pour évoluer au fil du temps, mûrir, vieillir, mourir même si cette optique ne fait pas rêver, c’est le cycle de la vie et je pense qu’il est nécessaire. Faire des humains des êtres augmentés par des moyens technologiques n’est pas naturel. L’homme doit développer ses capacités lui-même et non en s’implantant des ordinateurs dans le cerveau ou ailleurs dans le corps pour être toujours plus performant et concurrencer les robots. Il y a une violence qui est faite aux individus dans cette course à la performance, cette adaptation incessante aux nouvelles technologies. Il y a des appli pour tout, on croit que c’est un progrès mais à force de tout déléguer à des machines, on perd nos capacités, on ne sait plus compter, on est perdu sans smartphone, sans GPS, petit à petit la machine évince l’homme de certaines fonctions (watson, les chatbots), et ensuite? 

Peut être pouvons nous déjà nous préparer à passer ces étapes et retarder le moment de la vieillesse en restant en alerte et en conservant une bonne santé, de la vitalité, une énergie fluide, en exerçant sa mémoire, son mental, en développant son intuition, en se tournant vers la spiritualité et surtout, surtout pour que l’intelligence, la conscience, les émotions restent du domaine de l’humain.

 

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