Le BIO en VRAC pour TOUS

Je suis admirative des gens qui trouvent des idées et qui les mettent en pratique surtout quand il s’agit de les appliquer à “grande” échelle (j’entends par là en faire profiter le plus grand nombre)   et lorsque la cause est noble. J’ai eu donc envie de saluer la belle initiative de Boris Tavernier fondateur d’un projet à la fois ambitieux et simple dans son évidence, qui a pour mission de donner l’accès  à des produits BIO de qualité et à des prix tout à fait abordables à un maximum de personnes qui habituellement ne peuvent se le permettre financièrement. Ce projet qui a vu le jour en 2013 a été rendu possible grâce à la coopération de différents acteurs  comme des bailleurs, des mairies, des associations, des fournisseurs, des  hommes et de femmes, de bonnes volonté qui ont un but commun : consommer moins et mieux, de façon responsable pour améliorer la santé, pour VIVRE MIEUX,  lutter contre les méfaits de la surproduction, contribuer au développement durable. Il n’y a pas de mystère, pour réduire les coût, il a fallu grouper les commandes et favoriser les circuits courts, ne pas vouloir faire du profit (pas de marge sur les ventes), revoir aussi les emballages et proposer du vrac, VRAC comme le nom de l’association : Vers un Réseau d’Achat en Commun.

Ainsi Boris Tavernier s’est fabriqué tout un réseau et a eu l’idée de constituer des  groupements dans les quartiers populaires de grandes villes comme Lyon ou est né le mouvement, Bordeaux, Strasbourg, Toulouse…..Pas besoin de gros investissements, il suffit d’un local pour réunir deux fois par mois les habitants du quartier  : prendre leurs commandes et  revenir 2 semaines plus tard pour la distribution. Il n’y a pas de perte car les commandes sont adaptées aux besoins. Il n’y a pas de rationnement non plus, pas de vérification d’identité, tout le monde peut en profiter, ce qui crée du lien et participe à lutter contre l’exclusion :  les gens reprennent ainsi confiance, se sentent mieux considérés et ont envie de s’impliquer dans ce projet. De plus, ils prennent de meilleures habitudes alimentaires, tout le monde est gagnant. Seule condition pour bénéficier du système : cotiser 1 euro symbolique par an à l’association. 

VRAC espère étendre son réseau à d’autres villes, à d’autres produits aussi car pour le moment le choix est limité à une cinquantaine de produits environ,  allant de l’épicerie aux produits frais, d’hygiène  ou ménagers,  priorité étant donnée à la qualité, au commerce local ou équitable. L’action de Boris Tavernier a été récompensée par plusieurs prix et est soutenue par la fondation Abbé Pierre. J’espère qu’elle fera des émules dans bien d’autres villes car les besoins sont nombreux un peu partout en France et je pense que nous avons envie de retrouver la vraie valeur des choses.

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