La journée du pardon

J’ai appris qu’aujourd’hui 19 Septembre, c’est la journée du pardon et c’est une première ! J’ai l’impression qu’elle et passée un peu inaperçue pourtant cette notion comme celle de la gratitude sont très à la mode et reviennent régulièrement dans les milieux spirituels ou du développement personnel ; le mot pardon est associé à blessure, guérison, désamour, colère, chagrin, il a un impact sur notre santé : toutes les personnes interrogées reconnaissent que pardonner fait du bien, nous libère, nous détend. Quoi qu’on en dise le pardon est une valeur judéo chrétienne qui nous a  servi de référence quand nous étions enfants, religion ou pas. Ce mot est donc lourd de sens. Il fait écho en moi car je constate parmi mon entourage (professionnel, personnel) ou mes relations, beaucoup de tension, de rancoeur, des personnes qui ne savent plus communiquer, qui s’agressent et s’en veulent mutuellement. Parfois les gens restent fâchés pendant des années et ils ne savent même plus pour quel motif. Cet enfermement, cet emprisonnement sont toxiques et font de nombreux dégâts aussi bien physiquement que mentalement. Je me suis dit que c’était peut être l’occasion de réfléchir à ce qui se passe en nous dans ce mécanisme du pardon.

Lorsque j’en veux à quelqu’un, que je suis dans le ressentiment parce qu’il m’a trahi ou fait du mal, mon coeur s’est fermé, je ne suis plus en lien avec cette personne et dans le pire des cas, j’ai même des idées de vengeances. La vengeance apporte une brève satisfaction sur le moment mais ne nous apporte pas la paix. Lorsque je décide de pardonner (par amour, par respect à mes valeurs), je me fais violence. Pourquoi? parce que cela me demande un effort, parce que ça me reste malgré tout sur le coeur , que j’ai tendance à me dire que la personne a commis une faute, qu’elle aurait du, ou aurait pu faire autrement et tant que je suis dans cet état d’esprit, tant que je vois en elle un ennemi ou un fautif, la véritable guérison ne pourra avoir lieu. C’est aussi me donner le beau rôle en me transformant en juge par rapport à l’autre et en introduisant la notion de bien et de mal. Au lieu de chercher une justice punitive, mieux vaut appliquer une justice réparatrice et donner à l’autre les moyens de comprendre pourquoi il a agit ainsi.

Sauf acte gravissime, ce qui m’a blessé aurait peut être eu des conséquences moins tragiques ou désastreuses sur une autre personne, donc plutôt que retenir la notion de faute, mieux vaut se dire que l’autre n’a pas répondu à mes attentes, à mes besoins et dans ce cas, il n’y a plus rien à pardonner.  Il ne s’agit pas d’oublier ou de cautionner ce que l’autre a pu faire, il y a juste à se remettre en lien pour comprendre ce qui a poussé l’autre à agir, comprendre pourquoi ça m’a fait tant de mal et faire prendre conscience à l’autre qu’il m’a blessé. Marshall Rosenberg, le fondateur de la communication non violente a pratiqué des tests sous formes de jeux de rôle avec des prisonniers de guerre qui avaient commis des actes tragiques et par ce processus a réussi à leur faire prendre conscience du mal qu’ils avaient fait et même à les faire se repentir. 

Ainsi cette notion de pardon est plus complexe qu’il n’y parait

Nous devons cette journée à un homme, Olivier Clerc, Président de l’Association Pardon International, qui a écrit plusieurs ouvrages et qui donne de nombreuses conférences sur le sujet, qui a créé des cercles de pardon un peu partout dans le monde, une référence en la matière en quelque sorte. “le pardon, c’est un cadeau que l’on se fait à soi d’abord” nous dit il et  c’est bien là le sens de la méthode HO’OPONOPONO. D’origine hawaienne, cette méthode ancestrale faisait l’objet d’un rituel dans un processus de pardon. Elle s’est occidentalisée comme souvent et se pratique individuellement, chacun étant son propre guérisseur car nous sommes responsables de nos pensées. Si je considère que mes pensées créent la réalité alors je suis seul à pouvoir agir sur elles pour transformer ma réalité. « Je t’aime – désolé – pardon – merci » : 4 mots à répéter comme un mantra suffiraient à nous libérer de nos blessures. En fait ces mots clés sont un prétexte pour se relier à notre enfant intérieur, se réconcilier avec nous même afin de libérer nos mémoires traumatisantes et les transformer en quelque chose de positif. Pour cela, il faut être dans le lâcher prise, l’écoute et l’accueil, d’autres mots clés très prisés par les thérapeutes.

Pour avoir expérimenté différentes pratiques, je valide ce principe et m’emploie à pratiquer le pardon et la gratitude. Si mes pensées sont positives, elles me renvoient de l’amour et de la paix, Ma Réalité.

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