Quitter la Matrice

Je reviens après plus d’un mois de silence qui a correspondu à une période de doutes, de remise en question de mon mode de vie, d’interrogations plus générales sur le sens de l’existence, sur ce passage qu’est la mort, sur la conscience ; j’ai éprouvé le besoin de me déconnecter de tout ce qui représente la civilisation (ville, réseaux sociaux, milieu, centres commerciaux, lieux publics……..). A l’approche des fêtes, il a bien fallu que je sorte de ma grotte mais j’ai eu comme la sensation d’être dans une matrice. Je me suis sentie complètement décalée et j’ai pris en pleine face la réalité que je fuyais depuis un mois notamment avec le conflit social sur les retraites. Wahou! nous en sommes encore là! Pendant mon isolement, j’ ai  beaucoup médité et j’ai pris conscience de certaines choses. A mon sens Il ne suffit plus aujourd’hui de dire ce qui ne va pas dans le monde et de faire des grèves et des manifestations, de bloquer des ronds points, de priver certains de transports et d’éléctricité, pour conserver nos acquis ou obtenir plus de pouvoir d’achat, non c’est un défi bien plus immense ! Certes, alerter, informer la population sur les dysfonctionnements de ce système reste un devoir et une nécessité , mais il faudrait surtout oeuvrer pour changer les consciences, modifier nos façons de penser, changer nos priorités. Il « faut »  un traitement radical et profond, il « faut » voir sur le long terme.

Je ne crois pas que nous soyons venus sur terre pour acquérir des biens, pour faire des affaires, pour s’enrichir ou se réaliser sur le dos des autres, obtenir toujours plus de fortune, de privilèges et de pouvoir sans se soucier du reste de l’humanité, polluer la planète et dilapider nos ressources pour assouvir nos envies du moment, nos caprices et nos besoins de satisfaction. Finalement nous sommes dangereux à la fois pour les autres, la planète pour  et aussi pour nous mêmes. Mais le problème n’est pas qu’une question de consommation, c est aussi une question d’identité, d’autonomie. Nous sommes dans un monde ou on demande aux gens d’être responsables et en même temps on leur demande d’être conforme à une image, on réduit l’humain à un consommateur et un assisté, c’est donc très compliqué ; on est bien loin des valeurs démocratiques, des valeurs de liberté, égalité, fraternité.

Beaucoup parlent d’instaurer un Nouvel Ordre Mondial ; on entend ça dans les milieux NEW AGE mais lorsque je lis et écoute tout ce qui se raconte à ce sujet, je crains que nous risquons de retomber dans un système totalitaire mené par d’autres prédateurs tout aussi dangereux que les financiers, les politiques ou les mafieux.  Il faudrait plutôt prendre exemple sur ces Ecovillages autonomes ou sur les peuples racines qui ont compris ou sont les vrais valeurs. Un monde équitable, qui ne soit pas mené par le pouvoir et l’argent,  est ce possible?

La tâche semble lourde et d’une dimension spirituelle élevée.  Pour la mener à bien, je pense qu’ il « faut » une élévation des conscience. Il « faut » tirer l’humanité vers le haut, vers le positif afin d’éviter de retomber dans le négatif, le chaos et la destruction. Nous n’avons guère le choix d’aller dans cette voie pour sortir de la crise permanente dans laquelle nous vivons. La voie de la sagesse semble se dessiner et beaucoup de personnes influentes, que ce soit dans les milieux spirituels et du développement personnel mais aussi parmi les scientifiques, les astrologues les philosophes et certains artistes prônent le collectif, la solidarité, l’unification, l’harmonie, un nouvel art de vivre. Je viens d’entendre une astrologue renommée, Elizabeth TEISSIER faire ses prévisions pour 2020 et elle a le même discours en se basant sur la position des planètes ; Avec 2020, nous rentrons dans une nouvelle ère. Nous le savons, nous le sentons à cause de tous ces bouleversements , nous sommes à un tournant. En plus de quitter une ancienne décennie, nous quittons l’ère du poisson pour rentrer dans celle du verseau, cependant  n’allons pas croire que tous nos problèmes vont être résolus du jour au lendemain ; cette transition se fait de façon progressive, nous risquons de traverser encore quelques tempêtes. Ce que je souhaite vraiment pour cette année 2020 c’est une grande prise de conscience : conscience qu’il « faut » s’alléger, quitter sa  vieille peau, laisser derrière soi la société de consommation, le matérialisme, l’égocentrisme, l’individualisme. Il est important de semer, de  créer des dynamiques au sein des plus engagés activement. Sans action , rien ne pourra changer. La réunion de toutes ces forces, de ces intentions, de ces aspirations créée des égrégores.  « les égrégores féconds sont ceux qui élèvent la conscience, qui s’efforcent d’unir et de rassembler, qui expriment des valeurs de justice, d’équité et de bienveillance. Ce sont des énergies utiles à la communauté mondiale, qui prennent la forme de courants de psychologie humaniste, d’associations humanitaires ou de mouvements spirituels contemporains » (source INREES)

Nous vivons dans un amas d’informations auxquels nous avons décidé de porter de l’attention ; nous leur donnons vie, nous les nourrissons et chaque attention nourrie grossit, prend de l’ampleur et finit par se figer et devenir notre réalité.  Comme nous les transmettons à nos enfants qui vont a leur tour les nourrir énergétiquement, l’histoire se répète, nous finissons par nous emprisonner en recréant toujours les mêmes évènements, les mêmes schémas, les mêmes rituels C’est ainsi que pour brider les individus, les maintenir sous leur coupe, certaines Elites ou gouvernements forcent les gens à mémoriser d’anciennes croyances, à focaliser les gens sur des choses négatives, engendrent des climats de peur. Pour éviter cela, pour créer une atmosphère positive, une autre réalité, il est nécessaire de s’affranchir, se reconnecter à la source, à notre moi intérieur, il « faut » laisser libre champ à sa création, son intuition, développer d’autres potentiels. L’information a toujours été là, il suffit de la redécouvrir, prendre conscience que nous devons porter de l’attention vers les choses que nous voulons vraiment et non vers des choses qu’on nous a imposées. Les gens commencent à s’éveiller et internet y contribue même si tout n’est pas bon à prendre. La télé n’est presque plus regardée, les émissions d’éveil se trouvent sur des chaines alternatives mais la aussi il faut faire preuve de discernement. Au lieu de couper la mauvaise herbe, il vaut mieux travailler à la racine, revoir nos façons de raisonner, nos priorités. Si je comprends que tout est amour et que je dois porter de l’attention et donner vie à ce qui est amour, si je change déjà quelque chose à titre individuel et si tout le monde fournit cet effort, le monde autour de moi va changer. 

Cela peut sembler utopiste ou faire peur devant l’immensité du défi mais nous en avons la capacité. Nous sommes créateurs de notre avenir et avons la possibilité de faire un monde plus équilibré, uni et harmonieux chacun à notre niveau, chacun à notre manière. Il suffit d’en avoir l’intention. Je crois profondément à la puissance des égrégores,  ces groupes d’âmes. Notre seul ennemi est nous même, avec nos doutes, nos peurs qui nous paralysent ou nous font prendre de mauvaises directions. L’ambiance actuelle est plutôt morose voire pessimiste  avec les perturbations actuelles auxquelles les gens sont confrontés. Certains estiment que l’humanité va finir par disparaître car elle ne va pas pouvoir résoudre la multitude de problème de ce monde. Comment être serein devant un avenir plein d’incertitude, de périls et de d’angoisse ? Comment nous sortir de ces impasses que nous avons nous même créées?

Je terminerai par un article du monde qui date de 2009 donc plus de 10 ans ; 10 ans que certains s’alarment comme Nicolas HULOT dans son film documentaire “le syndrôme du Titanic réalisé en 2008 qui retrace bien ce malaise général de notre siècle. Je cite :

“Plus qu’un cri d’alarme sur les désastres écologiques, le film est le procès d’un système qui, accumulant crise de l’environnement, crise économique, crise climatique, crise alimentaire, court à sa perte. Le film est à recevoir comme exhortation……..

Il s’agit à la fois d’un constat et d’une prière. L’appel à la raison d’un homme qui parle en son nom propre, oublie les fabuleuses images de nature et paradis terrestres qu’il montre à la télévision depuis vingt-deux ans pour dire sa peur, sa souffrance, son inquiétude devant échangeurs d’autoroutes, gratte-ciels, sites abîmés, bidonvilles, boat-people. Un monologue personnalisé adjurant ses compatriotes de changer, non d’allure mais de cap……..

Ce que dépeint Hulot, c’est la dégénérescence d’une crise écologique en crise économique, climatique, alimentaire, la menace imminente d’une crise de l’humanité. La civilisation urbaine, l’addition des pénuries, les flux humains liés au commerce, l’emballement des transports, la globalisation de l’économie et de la culture, la surconsommation, les inégalités du partage des ressources, la surexploitation des matières premières, les coulisses des mégapoles, l’abondance des déchets et carcasses. Il condamne l’absurdité des modes de vie, s’interroge sur le sens du progrès, fustige « un système qui court à sa perte ».

Ses solutions ? L’abandon du culte du « toujours plus », de l’obsession du quantitatif, de la création de besoins « là où il n’y en a pas », de l’idéologie de la possession pour exister, du capitalisme comme modèle économique dominant et qui devenu « le » problème. Il désigne l’excès comme toxique, prône une décroissance sélective, de la mesure comme règle d’or, des choix et des renoncements, l’exploration de la seule énergie inépuisable, l’énergie solaire. Assène des slogans : « On ne consomme pas, on consume », « Nous qui avons tout et que rien ne satisfait, alors que ceux qui ont peu se contentent de tout… ». Convoque imaginaire, utopie, pour une « mutation radicale ». Débouche sur un programme quasi religieux : « L’homme est grand sous la contrainte, immense dés qu’il est humble« .

Ne donnons pas raison aux films catastrophes et d’anticipation et relevons le défi en éduquant les nouvelles générations, en leur donnant la confiance, l’espoir et les moyens pour accomplir de grandes choses, pour créer ce monde meilleur. Et surtout continuons à rêver.

“Qui a dit que nous ne pouvons pas changer le monde ? Nous sommes tous le battement d’ailes d’un papillon qui provoque une réaction plus ou moins heureuse à l’autre bout de la planète… ! “ Annie LAFOREST Fondatrice de l’Académie Conversation Papillon.

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