Le Lagom ou comment vivre l'harmonie

Lagom, un nom bien énigmatique pour évoquer l’art d’aller à l’essentiel, à l’équilibre.  Lagom est un terme suédois difficilement traduisible mais qui signifie “juste assez” et qui résume le mode de vie à la suédoise : Un art de vivre qui vise la simplicité, la modération, la sobriété, la sérénité et le respect des êtres vivants.  la Suède comme les autres pays nordique sont souvent cités en exemple parmi les pays ou la qualité de vie est élevée, ou le climat social est stable, ou la nature est préservée. Ca devient rare de nos jours. Cette voie du juste milieu garantit elle le bonheur? Comment l’intégrer dans nos vie?

L’un des principes le plus important du lagom est le respect de l’environnement,  Pour vivre heureux, il semble logique et naturel de protéger la planète qui nous accueille. Et pour cela pas de mystère, il faut consommer moins, de façon raisonnée et durable allant du choix de la voiture, aux produits alimentaires, ménagers, aux produits de beauté,  en passant par la mode, Consommer est un acte citoyen qui a des des conséquences non seulement économiques mais aussi écologiques. Nous n’en avons pas forcément conscience lorsque nous achetons un vêtement. J’ai lu que pour fabriquer un jean, il fallait 8000 l d’eau! quand on sait que l’eau devient un bien précieux. Essayons de consommer “durable” et acquérir des réflexes écoresponsables (éteindre la lumière en sortant d’une pièce, baisser le chauffage lorsqu’on quitte sa maison, privilégier la marche ou le vélo ou les transports en commun dès que possible, pratiquer le tri des déchets, recycler, réparer, etc….). Au lieu de se servir sans compter, de puiser dans les ressources en pensant qu’elles sont inépuisables, au lieu de faire des excès puis se priver, de trop manger puis faire des régimes, pourquoi ne pas gouter à tout de façon modérée.? Cela ne peut qu’avoir un effet bénéfique sur notre bien être.

En France ou je vis j’ai l’impression que le juste milieu, on ne connait pas. C’est “tout ou rien”.  On est plutôt dans le “rat race” ou  la loi du zapping. Nous travaillons trop, nous sommes souvent débordés, nous passons d’une tâche à l’autre et nous finissons pas être épuisés, stressés. Notre appêtit pour les choses matérielles n’a pas de limite, nous voulons toujours plus et nous ne sommes jamais satisfaits  de ce que nous avons. Cette société du consumérisme pousse les gens à dépasser leurs limites puis les culpabilise, c’est très mauvais pour la santé mentale et physique et du coup cela se répercute sur le porte monnaie donc au final nous sommes perdants. On ferait mieux d’encourager les gens à développer leur potentiel, à se réaliser pleinement avec leurs moyens et selon leur propre rythme car chaque être est différent ;  pour cela il faudrait revoir les lieux de travail et la façon de travailler, l’aménagement de la maison, les loisirs, la santé car cette philosophie du lagom  s’applique à nos comportements dans tous les domaines de notre vie, il faudrait une société qui mette le bien être des individus au premier plan , qui propose les mêmes droits et les mêmes avantages, les mêmes traitements  pour tous. Il faudrait déjà permettre au gens de trouver un équilibre entre la vie privée et professionnelle.

CONCILIER VIE PRIVEE ET PROFESSIONNELLE

Comme la plupart d’entre nous devons travailler pour se loger et se nourrir, nous n’avons d’autre choix que de parvenir à concilier vie privée et professionnelle et souvent c’est la question du temps passé au travail qui est mise sur le tapis. Les gens voudraient travailler moins ce qui est surement possible si on reconsidérait la question : travailler mieux n’est pas synonyme de travailler plus. Je constate que dans certaines entreprises, il est souvent bien vu de faires des heures supplémentaire et certains cadres ne comptent plus leurs heures. Je ne vois pas trop comment on peut être épanoui à passer 8 h de travail par jour hors de chez soi sans compter le temps de transport. Je trouve qu’on devrait développer le télétravail et miser sur les relations de confiance, la responsabilité, l’implication,   plutôt que le rendement et la compétitivité, identifier les véritables priorités, planifier le temps  et être efficace sans rechercher la perfection ;  à chacun de faire de son mieux et “juste assez” pour remplir sa tâche ; à moins bien sûr de vouloir devenir PDG et aussi d’en accepter le prix (un salaire confortable certes mais certains sacrifices, stress, risque de burn out). Le tout est de savoir ce qui nous motive. A mon avis, pour trouver l’équilibre il vaut mieux essayer de se satisfaire de ce que nous avons plutôt que courir après un  avenir idéalisé. Il est important aussi de prendre du temps pour soi, de s’autoriser des pauses ou l’on ne fait rien. Certains remplissent leur journées de congés en remplissant leur agenda ; Comme si le fait d’ être superbooké, était une façon de se donner de l’importance ou un sens à sa vie. On a oublié de vivre au présent.

RALENTIR, NE RIEN FAIRE, SE DECONNECTER, ECOUTER LE SILENCE, FAIRE DE LA PLACE POUR L’ESSENTIEL

MENER UNE VIE SAINE

Mener une vie saine, ça va de soi, que ce soit au travers d’une alimentation équilibrée, un minimum d’exercice, un sommeil réparateur, mais pas seulement. Ce n’est pas si simple car cela demande un engagement dans un choix de vie, de changer nos comportements, de privilégier la modération, la lenteur, l’authenticité, de respecter notre écosystème . Cela demande d’avoir une vision globale de qui nous sommes, du but que nous recherchons sans dissocier le corps de l’esprit. J’évoque plus bas notre tendance  à nous encombrer d’objets de toutes sortes mais nous sommes tout autant pollués par des négativités : regrets, colère, jalousie, culpabilité, frustration. Il est bien plus difficile de se débarrasser de ces négativités que des choses matérielles, c’est pourquoi il est important de s’occuper de soi et de ralentir le rythme, de faire le vide en nous comme je le mentionnais plus haut.

LA SIMPLICITE CHEZ SOI ET SUR SOI

Allez à l’essentiel s’applique aussi pour tout ce qui concerne la décoration intérieure et la question vestimentaire.  Mieux vaut peu d’objets mais de beaux objets et fonctionnels avec des lignes épurées, des matériaux nobles comme le bois, le fer forgé, de beaux tissus, quelques plantes. S’inspirer des designs épurés à la suédoise ou à la japonaise qui respirent  l’harmonie. Il ne s’agit pas d’en faire un espace qui ressemblerait à une page de magazine de déco impersonnelle mais un endroit confortable et accueillant qui nous ressemble. J’ai longtemps collectionné les objets souvenirs, les bibelots rapportés de mes voyages ou offerts en cadeau, mais tous ces objets ont fini par m’encombrer et je me suis rendue compte qu’ils étaient inutiles et prenaient la poussière Je me suis séparée de la plupart ce qui a donné plus d’espace, l’énergie circule mieux, je respire! De même pour les vêtements, je privilégie les coupes intemporelles, sobres et les tissus de qualité, franchement on s’y retrouve!  L’important est de se sentir bien dedans, dans son intérieur comme dans ses vêtements, de se les approprier, de trouver son style.

TIRER PARTIE DE SON ENVIRONNEMENT

La nature est certainement ce qui contribue le plus à notre épanouissement, notre équilibre, notre bien-être. Nous avons perdu ce contact avec les éléments, nous ne savons plus passer du temps en plein air ou ne prenons plus de temps, nous préférons les salles de sport alors que la marche qui se pratique partout et en toute occasion est un exercice parfait pour le corps et l’esprit. Enfant, je me souviens que je jouais très souvent “dehors” et que mon père avait instauré des promenades dominicales en forêt, c’était un réel plaisir et nous procurait le plus grand bien. D’ailleurs, la sylvothérapie, les “bains de forêt” sont au Japon un véritable  antidote aux problèmes de notre société (maux de tête, stress, dépression) Prendre l’air fait du bien au moral et permet de se resourcer. De plus, chaque saison apporte son charme et offre de multiples possibilités et l’opportunité de pratiquer des sports différents. Dans les pays nordiques les habitants ont du s’adapter à la rigueur du paysage et du climat,  ils ont cette culture de l’environnement et vont se ressourcer dès qu’ils peuvent en pleine nature.

A me relire, il n’y a pas vraiment de scoop dans cette philosophie, le tout est de trouver le juste équilibre et de l’appliquer au quotidien et à grande échelle et c’est la le plus compliqué. Essayons de prendre exemple sur  les suédois ou les danois en étant pleinement conscients de nos actes et de leurs conséquences, en faisant passer l’intérêt général avant tout.  Je ne pense pas que l’on trouve le bonheur dans des actes égoistes mais plutôt dans l’ouverture sur le monde ; alors c’est décidé je vais vivre “LAGOM”!

 

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