La fin d’un monde ?

Bon et bien je ne voulais pas en parler mais compte tenu de l’actualité, je vais aussi mettre mon grain de sel. Ce qui m’a fait réagir c’est le podcast d’une personne des milieux spirituels que je suis et qui m’inspire beaucoup. Pourtant son dernier post m’a dérangée et je n’ai pas “compris” son positionnement. Il était question de Nouveau Monde et de Renaissance.  Qu’elle me pardonne mais j’ai eu l’impression que comme certains de ses pairs, elle prend ses désirs pour des réalités. Je n’ai pas aimé le ton condescendant comme si tous ces gens étaient porteurs de la bonne parole et s’érigeaient en sauveur de l’humanité.  Cela partait certainement d’une bonne intention mais je pense qu’il est trop tôt pour parler de renaissance. Traversons déjà cette crise. Pourtant je partage en théorie leur point de vue sur l’effondrement, l’émergence d’un nouveau paradigme,  d’une  nouvelle conscience ; nous ne sommes pas à la fin du monde même si c’est peut être la fin d’un monde, je pense qu’il en faut plus que ce virus pour transformer nos habitudes sauf peut être si le confinement venait à durer plusieurs mois (ce que je ne souhaite pas bien-entendu).

Pourquoi je pense ça?

Parce que la prise de conscience ne suffit pas à changer forcément nos comportements, ce n’est hélas pas si simple. On le voit bien : tout le monde s’inquiète de l’état de la planète, des dérèglements climatique, de la surconsommation ; nous sommes sensibilisés par les écologistes, par les acteurs du changements, par les médias mais combien de personnes appliquent au quotidien les bons principes? Combien sont prêts à aller au travail en vélo plutôt qu’en voiture, combien sont prêt à supprimer le plastic, à éplucher les légumes et cuisiner en rentrant du boulot plutôt que manger un plat tout préparé?…….changer de mode de vie ou de consommation ne relève pas que de la bonne volonté. Nous sommes dans une société ou tout est fait pour nous faciliter la vie ; nous sommes tellement sollicités que nos désirs, nos pulsions reprennent vite le dessus ; de plus au niveau des entreprises, à part boycotter certains produits, comment changer les modes de production, de fabrication? comment stopper la mondialisation?  les entreprises ne sont pas encore prêtes à s’adapter à ces changements. Cela nécessiterait de revoir toute leur organisation. Un point positif cependant qui pourrait nous y aider : le ralentissement du rythme de vie et de  l’économie induit par le confinement. On en a vu les effets sur la pollution. Cela peut provoquer des déclics dans les consciences. Chez les gouvernements et au niveau mondial. Il y a du boulot mais ce n’est pas impossible. Les Entreprises et les gouvernements sont composés d’humains.  Alors tout espoir est permis.

Parce que l’histoire se répète inlassablement…….Il y a toujours eu des épidémies,  à différentes époques,  mais on ne s’en souvient plus parce que nous avons la mémoire courte ou que nous nous croyons intouchables ; rappelons nous pourtant des grandes vagues pandémiques meurtrières comme la lèpre, la peste du XIV au XVIII éme  siècle, le choléra, le thypus, la grippe espagnole au début du siècle, le SIDA, le virus EBOLA, le SRAS, et maintenant le COVID 19. Pourtant l’homme n’en a pas tiré les leçons en tout cas pas celles qu’il aurait fallu et a continué sa course au progrès. Un progrès qui fait que les gens ne sont plus immunisés naturellement et se croient à l’abri des maladies grâce à la médecine (médicaments, antibiotiques, vaccins), grâce au confort, grâce à leur mode de vie aseptisé et là c’est le choc devant l’hécatombe! Comment un virus peut faire autant de dégâts en si peu de temps?

Cette  course au progrès pour la plupart synonyme de performance, de PIB, nous a mené à modifier les écosystèmes en réduisant les zones forestières, les zones d’habitation des animaux,  tout cela contribue au déséquilibre, au dérèglement climatique.  Ce n’est pas si étonnant que les micro organismes mutent. Ce n’est pas étonnant qu’ils recherchent d’autres terrains et qu’ils viennent à nous , il n’y a plus de barrières naturelles. Ce qui a changé est la vitesse de la propagation à cause de nos modes de vie, de la mondialisation, de la démographie nous sommes plus nombreux et voyageons de plus en plus et avec des moyens plus rapides (avion au lieu du bateau).

Et si nous envisagions le progrès sous un autres aspect?

Effondrement, nouveau monde, renaissance, saut quantique ? Je ne pense pas que ce soit pour tout de suite mais plutôt que c’est un avertissement. Notre mode sociétal est remis en question, on le voit bien au travers des manifestations, des revendications, des grèves, les gens aspirent à autre chose. Nous avons atteints une limite mais nous n’en sommes qu’aux prémices. tout ne va pas se transformer d’un coup de baguette magique et la transition risque d’être longue, inconfortable voire douloureuse. Il va falloir du courage, de la persévérance, savoir se montrer solidaire les uns envers les autres, ne plus se regarder le nombril.  Il faut tâcher d’ être acteur de cette transition et tirer parti des circonstances pour nous libérer de tout ce qui nous emprisonne,  éviter les sources anxiogène  comme les infos qui nous envahissent partout (télé, radio, Facebook, presse) et qui ont tendance à nous laisser aller au catastrophisme, même si j’avoue qu’il est utile de rester informé juste un minimum. Eviter de se laisser influencer par toutes les théories du complot, je ne rentrerai pas dans le détail mais certains s’en nourrissent et c’en devient malsain, cela peut provoquer une autre forme de panique.  Eviter aussi de suivre n’importe quel “gourou” qui profiterait de la situation pour nous faire miroiter je ne sais quel précepte ou principe de survie.  Au lieu de nous laisser influencer par untel ou unetelle, reconnectons nous à notre moi intérieur, branchons nous sur les bonnes fréquences comme  écouter de la musique, rechercher la beauté, méditer, goûter ce qui nous rend joyeux, ce qui nous rend vivant, faire des pratiques au service de l’énergie, de la conscience même si nous nous sentons limités en période de confinement. Tâchons de garder l’esprit ouvert, de faire preuve de  discernement, de nous préparer pour la suite en réfléchissant au modèle que nous voudrions mettre en place (éducation, habitat, énergies, travail….), de faire confiance à la vie.

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