JEUX DE POUVOIR, MANIPILATION ET CONTRAT SOCIAL

A force de lire et écouter tout ce qui se dit sur cette crise depuis le début, j’ai essayé de me faire une idée sur le sens de tout ceci et je pense que nous vivons une situation qui a des causes multiples et des racines profondes et que le COVID n’est qu’un détonateur qui vient mettre en exergue la dysharmonie du monde dans lequel nous vivons. Je pense aussi que pour vraiment comprendre comment nous en sommes arrivés à ce déséquilibre il faut avoir une vue d’ensemble des choses et faire des liens entre différents plans. Il faudrait remonter dans le temps et décrypter l’histoire, comprendre les lois universelles, les sciences (physiques, économie, géopolitique) s’intéresser aux différentes religions, faire un peu de psychologie et surtout avoir un  un esprit ouvert et détenir la Connaissance (je ne sais plus qui a dit “le pire des virus est l’ignorance). Car la Connaissance c’est le Pouvoir et c’est bien la déviation qui est faite du Pouvoir qui est une des  sources de toute notre misère actuelle. Pouvoir de l’argent, de la finance, de la technologie, de la science, de la médecine, pouvoir sur l’autre, Depuis la nuit des temps . C’est ce qui nous mène à notre perte parce que nous voulons toujours tout contrôler et faire mieux que les autres, être meilleur, plus beau, plus riche, plus intelligent, posséder plus que le voisin, penser que l’herbe du champ d’à côté est plus verte que la notre, bref nous ne parvenons pas à nous contenter de ce que nous avons et rester nous même en toute circonstance.

Longtemps j’ai cru que seule la Conscience, la Lumière au sens Amour Universel suffisaient à faire basculer un monde de ténèbres dans un monde éclairé mais dernièrement, j’ai eu comme un flash du fait que la conscience ne suffit pas, il faut la Lumière dans son sens le plus large  ; le mot éclairé a d’ailleurs un double sens : clarté du jour mais aussi de l’Esprit. C’est la Connaissance non seulement de toutes les disciplines que j’évoquais plus haut, la connaissance des choses de l’Univers mais aussi la Connaissance des choses intuitives, des choses de la vie que nous enseignent les traditions millénaires, ces choses intangibles qui ne s’expliquent pas mais qui sont tout simplement. Les hommes instruits ont souvent la première connaissance mais il leur manque la seconde ce qui les déconnecte de la réalité et de leur semblables et qui leur confère un mépris injustifié à l’égard du peuple, c’est flagrant aujourd’hui. Donc la Connaissance au sens large permettrait aux hommes d’être sur un même plan d ‘égalité et ainsi ne pas éprouver de mépris et vanité, cupidité pour les uns, de complexe, jalousie ou ressentiment pour les autres. Car ces sentiments sont destructeurs et sont la source de biens des conflits (l’origine de biens des drames) familiaux et à plus grande échelle.

Les rivalités et les jeux de pouvoir ont toujours existé ; si on se repenche sur la mythologie grecque, les dieux, les rois, se lançaient des défis ou trahison et vengeance étaient la règle souvent pour des histoires d’égo, untel ayant subi un affront et voulant sa revanche ce qui finissaient toujours par des guerres interminables (cf la guerre de Troie). Le mythe de l’Atlantide est également évocateur et Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle entre la disparition de l’Atlantide et l’effondrement de notre civilisation. Cette ile paradisiaque  connut un funeste destin alors qu’elle était à son apogée. Sur de sa perfection, le peuple atlante tomba dans l’orgueil, la vanité  et la domination et ainsi causa sa propre perte.  D’anciennes civilisations bien que très évoluées (INCAS, MAYAS, AZTEQUES, Dynastie HAN, Empire Romain …..) ont fini par s’auto-détruire car elles ont fait l’erreur d’oublier la conscience, d’oublier leur humanité. Les causes de leur extinction les plus citées sont souvent d’ordre climatique, naturelles,  mais c’est surtout l’homme qui est devenu la cause la plus pernicieuse et destructrice comme le soulignait Sigmund Freud dans un de ses livres : « l’Homme est un loup pour l’Homme ». Il n’est pas le seul à avoir fait ce constat, le philosophe anglais Thomas Hobbes pensait aussi que l’homme était un ennemi pour l’homme d’ou la nécessité d’un Etat fort. Une étude menée par la NASA a constaté qu’il y a des cycles de naissance et de déclin récurrents dans l’histoire. Selon les chercheurs, plusieurs civilisations ont disparu a cause de l’aveuglement des Elites qui se croyaient au dessus des lois et donc protégées, et qui ont refusé les réformes sociales indispensables pour la survie de leur espèce. Selon eux, il devient donc urgent de « réduire les inégalités économiques afin d’assurer une distribution plus juste des ressources, et de réduire considérablement la consommation de ressources en s’appuyant sur des ressources renouvelables moins intensives et sur une croissance moindre de la population. »

Cette problématique n’est pas nouvelle puisque dans les années 1970 (il y a donc 40 ans), une étude évoquait déjà les limites de la croissance dans un rapport surnommé le “rapport MEADOWS” : “Tandis que les gains de productivité pourraient nous permettre de travailler moins, et de consacrer notre temps libre à nous cultiver et à jouir de l’existence, la pression croissante dans le monde du travail épuise les salariés à l’extrême,  et la frontière entre « inclus » et « exclus » fragilise toujours plus les chômeurs et les précaires. Dans les grandes villes de notre monde occidental, la spéculation immobilière liée à la croissance fragilise les espaces de vie et aliène le quotidien. « Est-ce ainsi que nous voulons vivre ? ». Aujourd’hui à travers le COVID 19 nous recevons un signal fort que nous aussi sommes allés trop loin, notre modèle de société qui date de la révolution  industrielle est dépassé.   Il faut croire que l’homme ne tire pas les leçons du passé et qu’il est rattrapé par son égo. Plutôt que d’essayer de trouver des stratégies pour maintenir une croissance qui ne profite finalement qu’aux plus riches,  nous ferions mieux de tenter de répondre aux besoins fondamentaux des population et résoudre les problèmes du moment, mieux répartir les richesses, “c’est au quotidien que la vie est difficile et non dans un futur hypothétique”.  On me répondra que gouverner c’est prévoir l’avenir, certes mais pas que. En tout cas pas d’une façon administrative et robotisée mais avec intelligence et bienveillance. Le gouvernement doit être au service du peuple et non l’inverse.

On reproche aux générations précédentes d’être responsables de l’état de la planète. Un peu facile, nous sommes TOUS responsables.  Il est vrai qu’il y eut une période qu’on appelle “les 30 glorieuses” durant laquelle les français virent leur qualité de vie s’améliorer et éprouvèrent une envie boulimique de consommer, au détriment des pays du tiers monde et on le voit maintenant au détriment des générations futures ; on peut comprendre qu’après deux  guerres successives, le pays avait besoin d’un développement économique et le peuple envie de profiter du progrès technique. C’était sans compter sur les lois physiques et biologiques :  on ne peut se développer indéfiniment sans dérégler les écosystèmes,sans détruire  les équilibres naturels. Dès lors qu’on pris conscience que la croissance n’était pas infinie et qu’elle ne servirait que 20% de la population il fallut trouver une solution pour les 80% restants risquant de se retrouver sans travail et sans loisirs ( cf la rencontre du State Of The World Forum en septembre/r octobre 1995), C’est alors que fut crée le concept du tittytainment qui consiste à donner du divertissement pour endormir les masses, les abêtir, les mettre en état de soumission ; et voilà par quoi débute une manipulation. Ce concept rejoint la position de l’essayiste Guy Debord, auteur du livre “ La société du spectacle.” Pour lui le spectacle est, je cite : “ le stade achevé du capitalisme,……une idéologie économique, en ce sens que la société contemporaine légitime l’universalité d’une vision unique de la vie, en l’imposant aux sens et à la conscience de tous, via une sphère de manifestations audio-visuelles, bureaucratiques, politiques et économiques, toutes solidaires les unes des autres. Ceci, afin de maintenir la reproduction du pouvoir et de l’aliénation : la perte du vivant de la vie.”LA PERTE DU VIVANT DE LA VIE, nous en sommes bien là car aujourd’hui nous sommes privés de tout ce qui nous rend vivant : respirer, se déplacer librement, s’exprimer librement,se réunir avec des proches, se toucher, s’embrasser, Cela me renvoie à une autre instrumentalisation appelée l’agnotologie ou la fabrique de l’ignorance qui a d’ailleurs fait l’objet d’un reportage sur ARTE il y a quelques jours comme quoi c’est vraiment d’actualité. Cette stratégie utilisée par les plus grands lobbys pour servir leurs intérêts, notamment l’industrie du tabac, est subtile et sournoise car elle utilise le mensonge, la négation, la politique de l’autruche, le discrédit, dans le but de semer le doute dans les esprits via des experts indépendants et des médias qui alimentent la confusion ; et ça fonctionne !

On en vient à se demander si tout cela ne suit pas un plan qui irait dans le sens des mondialistes, des eugénistes qui trouvent que nous sommes trop nombreux sur Terre.  Je pense en effet que cette histoire de rapport ressources/démographie est un autre point crucial dans l’explication de ces crises successives car l’homme a peur de manquer. Il a peur de manquer de nourriture et d’énergie et il ne veut pas partager,  alors il veut tout contrôler ce qui l’amène à exploiter l’autre (l’histoire est truffée d’exemples). Et pour exploiter l’autre, il faut lui faire la guerre ou le manipuler . Mon raccourci est un peu simpliste et les choses sont plus complexes bien sur, mais je trouve que ça se tient. Dès qu’on accède au pouvoir et qu’on fait tout pour le conserver, comme on veut protéger ses possessions, il y a ruse, il y a mensonge, il y a manipulation et il y a trahison.

Il ne fait aucun doute pour moi que non seulement notre liberté est menacée puisqu’on cherche à nous contrôler, mais qu’en plus la Liberté est un leurre dans nos sociétés soit-disant démocratiques. J’en ai pris conscience depuis le début de cette crise, notamment après la vision d’un autres excellent reportage d’ARTE “tous surveillés – 7 milliards de suspect” qui dénonce les abus de la télésurveillance mais aussi le  modèle du crédit social en Chine qui nous pend au nez. Nous en avons eu un avant goût avec la campagne  de vaccination  ou il est question d’un passeport vaccinal pour pouvoir voyager et accéder à certains services, jamais je n’aurais cru cela possible dans notre pays libéral! Mis à part cet aspect sanitaire et social, les technologies (grâce à la 5G) vont permettre de tout savoir sur vous ce qui est déjà le cas aujourd’hui mais encore plus grâce aux puçage. Ce concept de liberté surveillée n’est pas perçu par tous de la même façon selon les priorités de chacun, il y en a que ça ne choque pas, il y en a qui trouve ça très bien, ils disent que c’est pour la sécurité, le progrès . Il faut quand même se rappeler que la Liberté est un droit universel inscrit à la Constitution, il convient donc de rester vigilent pour qu’il soit maintenu et qu’il ne soit pas galvaudé. En effet même s’il semble normal d’instaurer certaines règles dans une société ou mettre des limites pour pouvoir vivre ensemble sans heurts, ces règles ne doivent pas investir de plus en plus la vie privée ou la vie professionnelle et faire atteinte à notre Liberté naturelle ; pourtant c’est bien ce qui se passe aujourd’hui sous couvert de cette crise sanitaire. Or, Thomas Hobbes qui a inspiré le Contrat Social de Jean-Jacques et qui souhaitait une ETAT fort stipulait bien que : “La véritable liberté consiste bien à vivre sous l’autorité d’une loi dans la mesure où celle-ci ne réglemente qu’une partie limitée de l’existence des hommes. L’activité économique (acheter, vendre, passer des contrats), les préférences en matière de logement, de métier, l’éducation des enfants sont laissées à la libre appréciation des individus. L’action de l’État, via la loi, n’investit pas la totalité de ce qu’on nomme la société civile. Dans le cas contraire, on se dirigerait vers un régime totalitaire, prétendant régenter l’intégralité de la vie des hommes, par la remise en cause de la frontière entre vie publique et vie privée par exemple. “

En conclusion de tout ceci , je pense que nous n’avons plus trop droit à l’erreur et qu’il nous faut réagir positivement, garder l’esprit clair et nos forces vives pour ne pas tomber dans une direction qui serait contraire aux lois fondamentales. J’espère vraiment qu’il émergera parmi les  les générations futures un groupe de personnes qui saura donner l’élan qu’il faut.  Je repense à ce livre “Nous en 2030” déjà évoqué dans mon article sur le transhumanisme qui se termine sur une note positive. Une nouvelle société se forme composée d’ingénieurs, de chercheurs et de scientifiques qui oeuvrent pour une humanité avec plus de conscience, plus tournée vers la spiritualité mais non pas une spiritualité à l’eau de rose, une spiritualité qui nous amène à voir plus haut, plus grand, qui a su se réconcilier avec la science . Pour citer MALRAUX “le 21ème siècle sera spirituel ou ne sera pas”.


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