Changement d’ère, changement de conscience

J’ai beaucoup de choses à dire, j’espère parvenir à faire une synthèse et des liens et faire en sorte de ne pas trop me disperser.

Aujourd’hui je vais surtout me pencher sur notre civilisation, notre condition d’homme, d’humains, ce qui nous empêche d’évoluer, ce que l’ère du verseau peut changer.

Nous sommes confrontés à quelque chose de très particulier dans l’histoire de l’Humanité dans la mesure ou la crise que nous traversons est mondiale et touche tous les continents, toutes les civilisations, tous les peuples. Les plus pessimistes pensent que nous nous dirigions vers cet effondrement annoncé par les collapsologues il y a une dizaine d’années, et peut être même la fin de notre espèce. Ce ne serait pas la première extinction d’espèces que connaîtrait la Terre,  mais la première fois que l’homme en est responsable.  il y a toujours eu des alternances de cycles de développement et de cycles de décadences, la roue tourne. L’homme, comme l’animal est fait pour se reproduire, croître et étendre son territoire ; Le problème est que la croissance s’est faite de façon exponentielle et incontrôlée, tout va trop vite et nous ne maitrisons plus rien, nous voulons toujours plus. A mon sens, une des causes de la crise qui ne date pas d’hier mais qui ne fait que s’amplifier,  provient de l’explosion démographique durant les 2 derniers siècles (de 8OO millions en 1800 à presque 8 milliards en 2021) qui a généré plus de besoins (nourriture, énergie, logements, infrastructure, moyens de transports, médicaments ) et plus de pollution (gaz toxiques, déchets, métaux lourds, produits chimiques …) ; L’exploitation anarchique de la nature pour y répondre mise en parallèle avec le développement sans garde fou des sciences et des technologies ont rompu l’équilibre. Nous n’avons pas compris que la croissance n’était pas infinie et qu’on ne pouvait pas continuer cette course folle au progrès et à la consommation sans qu’un jour la nature se retourne contre nous. “Si la diversification et l’inventivité sont les caractéristiques d’une civilisation en croissance, l’obstination et l’uniformisation sont celles d’une civilisation proche de la fin.” C’est comme un processus d’enlisement, de vieillissement. Il y a comme un sentiment d’irréparable. Pour moi c’est là ou nous en sommes arrivés.

C’est surtout depuis la 2ème moitié du  XX ème siècle (après ce qu’on appelle les 30 glorieuses), que les signes du déclin sont apparus. Une civilisation se construit parce qu’elle est mue par une volonté, une certaine vision de quelques hommes qui mènent tout un peuple à se surpasser, c’est un projet collectif. Le chercheur Vahé ZARTARIAN en parle très bien dans son essai sur les civilisations : “Une civilisation est le fruit de l’imagination et de l’initiatives de quelques uns, du travail et de l’espoir de tous les autres”  ; pour que cette vision ne reste pas à l’état d’utopie ou d’immobilisme, elle doit surmonter sans cesse les nouveaux défis, et apporter des réponses concrètes aux citoyens. Le problème avec les civilisations occidentales actuelles c’est qu’elles sont victimes de leurs succès en quelque sorte. Ayant considéré comme vérité absolue ce qui a fonctionné pendant un temps, elles en ont fait des dogmes, des postulats et se sont enfermées, sclérosées dans un modèle unique répliqué à tous les cas  possibles sans élargir le champ de vision. “les outils de la science moderne ont permis de construire la société de consommation mais s’avèrent impuissants face à certains effets pervers du développement industriels comme le changement climatique…”  On veut maitriser la planète avec des moyens qui la tuent et on persiste dans l’erreur. Les Elites qui représentent une minorité ne l’oublions pas, tentent d’imposer de force leur modèle de vision ou plutôt  leur vision “modèle” à une majorité bien docile, éduquée à obéir, sauf  que cela ne peut fonctionner ainsi ; une civilisation n’est pas une mécanique et les hommes ne sont pas des robots. On le voit bien car même si un grand nombre continue d’adhérer à ces dogmes par  croyance aveugle, habitude, passivité, il y a une sorte de petite voix intérieure qui leur dit que quelque chose ne tourne pas rond, que les dirigeants ne sont plus fiables, que ce qu’on propose n’est pas acceptable.

Cette crise sociale, politique, financière, tout à la fois, est en fait une crise spirituelle en ce sens qu’elle est la manifestation d’une perte de sens, de repères, un  décalage entre la réalité et la vision de la réalité. Comme je le disais plus haut chacun ressent plus ou moins un malaise, un mal-être. On ne reconnait  plus le monde, on ne le comprend plus, on ne sait pas ce qu’on y fait, ou l’on va, plus rien ne semble avoir de sens. Ce questionnement rappelle un peu celui des années 60/70 qui a vu éclore le mouvement hippies, mouvement controversé parce qu’il a abouti à des excès, mais qui a laissé une empreinte. Ce qui est frappant, c’est ce déni de la réalité car même si l’on constate un intérêt grandissant des populations notamment à l’égard de l’écologie, peu d’actions concrètes sont menées à long terme aussi bien par les gouvernements, les industriels, tout un chacun, comme si cela n’était pas de notre responsabilité. Chacun refuse de voir la vérité en face car elle vient bouleverser nos comportement, nos modes de vie, on veut continuer dans la logique actuelle sachant au fond de nous que ce n’est pas viable. Pour s’approprier l’information, il faudrait un déclic ou un choc, la crise du Covid offre cette opportunité de remise en question. On assiste à toutes sortes de comportements contradictoires, passant par des phases d’allers-retours entre la raison et les émotions. Il y a ceux qui s’abandonnent au découragement ou au fatalisme, ceux  qui se réfugient soit dans le mysticisme, soit dans les drogues, l’alcool, ceux qui se suicident, ceux qui basculent dans le côté obscur, ceux qui se bercent d’illusions, ceux qui au contraire gagnent en lucidité et qui en profitent pour changer de vie, de profession, pour créer des écovillages, ceux qui se découvrent des dons ou des compétences de thérapeutes, ceux qui se croient investis d’une mission et qui veulent sauver le monde. Il est important de revenir à la base du problème, voir le monde tel qu’il est vraiment, l’accepter pour mieux le transformer, redonner du sens à ce que nous faisons, à notre incarnation, tenter d’insuffler un nouveau souffle, une nouvelle vision car je ne pense pas que nous soyons sur cette terre pour la détruire et nous transformer en transhumains.

Notre condition d’homme n’est pas facile car nous sommes tiraillés de tous côtés ; nous sommes à la fois des individus avec nos personnalités propres, et à la fois tous liés par une histoire commune, celle de l’Humanité dont nous trimbalons les traumas. Nous sommes des êtres complexes, multidimensionnels, à la fois des terriens et des êtres liés au cosmos, et de ce fait nous sommes soumis à certaines lois . Nous appartenons à une race, faisons partie d’une société, nous avons notre propre culture, et là encore nous sommes soumis à certaines règles. En tant qu’individu, nous sommes des êtres à la fois biologiques, psychiques et spirituels avec une intelligence et des émotions, chacun étant unique de par son hérédité, son ADN, ses croyances, son savoir, ses idées, ses valeurs,  ce qui entretient encore plus la complexité. Donc évoluer tous dans le même sens en même temps semble complètement illusoire voir quasi  impossible, du coup nous subissons l’influence de la masse dominante sans pouvoir contrôler le mouvement. Et selon le cas nous pouvons ou nous surpasser ou sombrer tous ensemble.

Alors quelle direction allons nous prendre? Autour de moi  je ne vois pas beaucoup de gens qui mesurent l’importance du problème et qui aient envie de changer quoi que ce soit dans leur mode de vie, leur façon de consommer, au contraire, certains en sont encore à vouloir toujours plus d’argent et de biens matériels ce qui ne devraient pas être une fin en soi. Je peux comprendre qu’on souhaite améliorer son quotidien mais je ne pense qu’on y parviendra par le fait de gagner plus d’argent mais plus par un art de vivre.  Comment faire pour inverser la tendance destructrice et insuffler un nouveau souffle, une nouvelle vision ? Pouvons nous compter sur les configurations planétaires pour nous y aider?

D’après diverses sources, nous sommes rentrés dans l’ère du verseau (depuis déjà quelques années, personne ne sait exactement) ce qui semble ravir plein de gens qui voient se profiler un nouvel âge d’or, un monde de paix universelle, d’abondance, de solidarité, de fraternité, mais aussi un monde plus ouvert à la créativité, aux libertés individuelles « Éveil des consciences, quête de liberté, profondes mutations, avancées impressionnantes dans les domaines scientifique et culturel, et explosion de nouvelles technologies sont des caractéristiques communément associées à ce signe zodiacal. » pour reprendre l’astrologue Patrick Giani. C’est vrai qu’on sent cette inspiration, cette quête, et en même temps ce nouveau paradigme semble inaccessible, un peu comme un rêve, un rêve lointain, quelque chose d’abstrait, de flou. Moi même, je ne suis pas très à l’aise avec cette histoire d’ères, non pas que je n’adhère pas mais parce que je trouve qu’on a trop tendance à idéaliser, à faire des raccourcis. De plus les datations diffèrent selon les sources, Rudolf Steiner la situant plus dans le 3ème millénaire. Donc, il faut être prudent dans les prédictions et les conclusions du style : “avec l’ère du Verseau, beaucoup de choses seront réglées, nos problèmes cesseront, il n’y aura plus de guerres, ni de conflit, ni de famines, etc…….” comme si on allait passer d’un point A (l’ère précédente étant celle des Poissons), à un point B , (l’ère du Verseau) et que toutes les difficultés allaient être résolues d’un coup comme par magie.  J’entends dire ça depuis 2012, et j’ai l’impression que nous en sommes toujours au même point 10 ans après, donc pour moi ce n’est pas pour demain, c’est tout juste si nous en sommes aux prémices. Ces ères zodiacales sont des périodes de gestation, des cycles d’adaptation et du coup elles sont très longues (plus de 2000 ans), avec des états transitoires très lents eux- aussi, chacune ayant l’empreinte des précédentes et ouvrant la porte à la suivante ;  or tout le monde ne se reconnait pas forcément dans la nouvelle ère (on le voit bien ne serait ce qu’avec l’écart des générations) tout le monde n’est pas prêt à franchir la porte au même moment, cela n’est pas facile de laisser derrière soi ce à quoi on était attaché. Ce qu’on observe actuellement c’est la résistance de ceux qui s’accrochent à l’ancien monde, qui ne sont pas prêts à lâcher tout ce qui est matériel (biens matériel, argent, confort, pouvoir) ; ces pensées et comportements basiques, “primaires”  forment un égrégore de conscience inférieure qui retarde le passage, l’évolution. C’est comme s’il y avait un affrontement entre 2 forces, 2 sortes d’énergies (des énergies plombantes, qui pointent vers le bas et d’autres qui pointent vers le haut, qui élèvent). Jusqu’à présent elles étaient à peu près au point d’équilibre, un point d’équilibre prêt à basculer d’un côté comme de l’autre car tout le monde tire de son côté.  En fait nous sommes dans un état transitoire, l’Humanité se cherche entre ceux qui ne voient que par le progrès et le transhumanisme à n’importe quel prix, et ceux qui souhaitent revenir à des valeurs plus spirituelles comme l’amour, la sagesse, la compassion, le respect, l’unité.  L’idéal serait de faire cohabiter les 2, de trouver un consensus, que la Science se mette au service du bien et du vivant au lieu de vouloir à tout prix résoudre des problèmes en générant d’autres problèmes et ainsi de suite conduisant le monde à une folie destructrice. Malheureusement ceux qui proposent des améliorations technologiques et scientifiques le font souvent dans une recherche de profit personnel  et de domination des masses et non purement désintéressée.

La seule solution semble être l’éveil des consciences, déjà à titre individuel et aussi au niveau de la conscience collective. A titre individuel, la solution réside en chacun de nous, dans le pouvoir de nos intentions. A titre collectif, cela passe par l’éducation, je développerai ce point dans un prochain post.

De nombreux philosophes pensent que la solution est avant tout intérieure car  plus nous serons d’êtres “éveillés”, typés “Verseau”,  conscients et désireux du changement, plus nous aurons foi en ce nouveau monde, plus nous lui donnerons vie par nos actions concrètes, plus cela impactera le collectif, la Terre, et fera ainsi basculer la masse du côté plus lumineux. Je partage ce point de vue car le monde est le reflet de nous même, il est ce que nous en faisons, le problème étant qu’il y a de grandes lacunes au niveau de la sagesse, du discernement, de l’amour, de la fraternité,  parce que les gens sont ignorants tout simplement. Ignorants et beaucoup trop dans l’égo. Donc la problématique vient de notre niveau de conscience qui fait que nous choisissons telle ou telle action sans nous préoccuper des conséquences. Par exemple pour faire court, un choix dicté par notre égo correspond à la recherche du pouvoir et génère un sentiment de manque, de la peur, alors qu’un choix fait en fonction de l’âme produit des actions sages, bienveillantes, justes et redonne confiance. Nous avons donc d’une part l’ignorance, mais aussi une perte du sacré,  une perte des valeurs, une absence ou un manque de spiritualité ce qui fait qu’au lieu de grandir, notre espèce est en train de régresser, de se dégénérer. C’est ennuyeux pour ce fameux passage dans l’ère du verseau et donc pour l’avenir de l’Humanité. Il est important que  chacun de nous prenne conscience que ses pensées, ses actes laissent une empreinte dans la matière et influe donc l’avenir. Sachant cela, il est plus facile d’avoir des pensées les plus bénéfiques qui soient, d’avoir des sentiments d’amour et de compassion, des comportements constructifs et conformes à une certaine éthique. Si nous laissons les “mauvaises” pensées s’installer, cela deviendra la norme comme c’est le cas en ce moment dans cette société ou l’agressivité, l’incivilité, la violence règnent en maître, et ce sera très difficile de relever le niveau ; nous risquons de passer à côté de cette chance qui nous est offerte avec ce transit dans l’ère du verseau. C’est donc un moment crucial, un moment ou nous devons faire un choix .

Pour ceux qui ont l’élan de participer  à la construction du nouveau monde, Il va falloir assumer, prendre ses responsabilités et apprendre à exercer sa liberté.  C’est très important de comprendre cela. En effet, bien souvent, lorsqu’on lâche le mot liberté, dans l’esprit des gens ce mot est synonyme de “j’ai le droit de tout faire”. Et bien NON. même si c’est vrai en théorie, puisque le libre arbitre a été donné aux hommes ;  il ne s’agit pas d’exercer sa liberté de façon anarchique, de se faire justice soi-même par exemple ou de se comporter comme bon nous semble sans se préoccuper des besoins de l’autre, cette liberté là ne mène pas à l’évolution, elle mène au chaos. La liberté dont je parle est en accord avec les lois divines, avec l’amour, la fraternité, la vérité, le respect de l’autre, elle est constructive, elle est telle qu’il n’y a même plus de choix à faire, il s’impose de lui même car il mène à l’harmonie. Il EST l‘harmonie. “L’évolution ne consiste pas à obéir sagement aux lois que donne la hiérarchie, mais à comprendre la raison de pourquoi ces lois ont été instaurées. Et quand la compréhension est assimilées, est intégrées, alors il n’y a plus des lois à qui il faut obéir, mais simplement un état d’harmonie à vivre”. (parole de sage).

Cela s’apprend. Les paroles et les ouvrages des grands Maîtres nous donnent ces enseignements depuis toujours, je trouve qu’on n’a rien fait de mieux. Sans forcément taper si haut il existe de nombreuses personnes inspirantes que nous pouvons écouter et suivre, Nous pouvons faire en sorte que nos actions quotidiennes soient en accord avec nos valeurs, notre éthique, par exemple nous pouvons modifier notre façon de consommer, c’est déjà énorme. Nous pouvons essayer de changer petit à petit notre rapport aux choses, au monde et ainsi avoir un impact sur les autres en devenant un modèle à suivre. Une autre façon est d’intervenir à une plus grande échelle et éduquer les masses  car c’est ainsi que les choses pourront réellement bouger, être des messagers.

Nous ne pouvons faire comme si tout allait s’arranger d’un coup de baguette magique parce que nous changeons d’ère. Il n’y aura pas de sauveur extérieur, et il faut arrêter de compter sur un Etat “papa-maman”,  et plutôt repenser et reconstruire ce nouveau monde, donc repenser l’éducation à tous les niveaux. L’homme de demain sera celui qui saura faire un pont entre la science et la spiritualité et qui saura mettre ses connaissances pour le bien de la communauté et non pour son propre profit, celui qui se conduira de façon sage et lumineuse, de façon responsable, en véritable citoyen de la Terre et de l’Univers.

 

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