L’aromathérapie

L’aromathérapie est l’usage contrôlé des huiles essentielles par diverses méthodes dans le but d’améliorer à la fois notre bien-être

Je me rends compte qu’il existe une certaine méfiance à l’égard des huiles essentielles qui sont pourtant des produits naturels, non invasifs et donc sans danger (à condition de respecter les posologies et certaines précautions). L’aromathérapie a donc toute sa place dans les pratiques de prévention et complète à merveille les traitements traditionnels et conventionnels.

« Il s’agit d’assister les capacités naturelles du corps à se réguler, se guérir et se maintenir »

Ce que j’aime avec les huiles essentielles, c’est leurs multiples propriétés médicinales concentrées parfois en une seule huile (voir mon post sur le thym plus bas) : antivirales, antibactériennes, anti-inflammatoires, anti-infectieuses, anti-douleur, calmantes, apaisantes, stimulantes . En les combinant entre elles, on arrive à des remèdes vraiment puissants. . Ce qui est intéressant également, c’est leur pouvoir holistique et complet :elles peuvent aussi bien prévenir le symptôme que le guérir et elles agissent aussi bien sur le corps que sur l’esprit.

Qu’est ce qu’une huile essentielle?

L’huile essentielle est la force vitale de la plante responsable de sa croissance, de son métabolisme, de son immunité et donc sa capacité à se défendre des bactéries et des organismes indésirables. On la trouve dans la sève des plantes ; cette substance très odorante et très volatile est extraite par distillation depuis une source botanique de fleurs (rose, jasmin), de feuilles (patchouli, palamrosa), de bois (santal, cèdre), de racines (gingembre), de baies (genièvre), de pelures de fruits (citron, mandarine), de résine (myrrh) ou de grains (muscade). Une huile, c’est une centaine de composants chimiques dont une dizaine principalement qui lui donnent sa carte d’identité (depuis sa terre d’origine jusqu’à son conditionnement) et lui confèrent ses propriétés thérapeutiques ; il est donc essentiel de choisir une HE pure, 100% naturelle qui doit être conservée dans un flacon opaque à l’abri de la chaleur et de la lumière.

Le mode d’administration des huiles a son importance tout comme les règles de dilution pour une utilisation sans « danger » (et encore c’est très relatif car il y a beaucoup moins de risque qu’avec les médicaments chimiques à mon sens ; il faudrait avaler tout un flacon ou prendre un bain d’huile pour qu’il se produise quelque chose de grave, mais inutile de prendre des risques). Seule l’absorption orale doit être contrôlée car toutes les huiles ne s’y prêtent pas.

  • En diffusion, en vaporisation (pour désinfecter une pièce par exemple une chambre de malade, pour faciliter le sommeil),
  • dans un bain chaud (pour la détente, pour faire baisser la fièvre ou en cas de douleurs musculaires),
  • en gargarisme pour une bonne hygiène buccale ou contre les maux de gorge,
  • en massage local ou intégral. Certaines huiles peuvent s’appliquer directement sur la peau (lavande, arbre à thé, géranium), mais généralement elles s’utilisent diluées dans une base comme une huile végétale (huile de sésame, d’abricot, jojoba), dans une crème, du lait….

Ratio de dilution : il dépend de l’âge de la personne (enfant, adulte), de son état de santé, ou du mode d’administration. Retenez le ration suivant : 5 gouttes pour 5ml de base (une cuillère à soupe) pour un adulte en bonne santé.

Il existe de nombreux livres et abécédaires, on ne peut tous les avoir avec soi. Le mieux est de se composer une petite trousse que j’appelle mon KIT de survie composée d’huiles de base comme la lavande, l’arbre à thé, la menthe poivrée, le thym, l’encens ; vous pouvez y rajouter de huiles adaptées à vous et à la situation du moment. Leur utilisation provoque déjà du plaisir, par leur parfum déjà et au travers du petit rituel qui consiste à se préparer son mélange. Les effets seront d’autant plus efficaces que ce mélange sera préparé sur mesure et avec amour.

Le thym, un cadeau de la nature

En hiver, période des rhumes, des grippes et autres maladies fébriles, il est important de renforcer ses défenses immunitaires. Notre corps travaille en permanence pour notre équilibre avec des moyens que nous n’acceptons pas toujours et parfois déplaisants (tous, fièvre, inflammations…..). Ces maladies sont d’abord dues à l’affaiblissement du corps qui n’arrive pas à résister aux conditions climatiques, l’humidité, le froid, le vent avec tout ce qu’il véhicule comme microbes et virus. En MTC (Médecine Chinoise Traditionnelle), on l’explique par le fait que cette humidité environnante vient se rajouter à celle du corps. Il faut donc veiller à son alimentation et son hydratation pour ne pas en rajouter. Nous pouvons tenter de nous immuniser avec toute une gamme de produits et justement la nature nous tend les bras avec une plante qui est un véritable cadeau et qui, convertie en huile essentielle, est pratiquement une trousse à pharmacie à elle toute seule, j’ai nommé : Le THYM!Reconnue par la science comme antibactérienne, antivirale, antifongique, fébrifuge, anti-infectieuse, immunostimulante, l’huile essentielle de thym est couramment employée en cas de grippe, de coqueluche, de tuberculose, d’asthme mais aussi contre le mal de gorge, l’arthrite, les douleurs d’estomac, les infections urinaires, la fatigue car c’est un véritable tonique général. Cette huile redonne force et courage pour lutter contre la maladie, elle a cette capacité de nettoyer à la fois l’environnement, l’organisme et les pensées. On pourra l’utiliser en diffusion en plus des applications locales pour en profiter pleinement. Associée à d’autres huiles comme tea tree, citron, ravinstara, elle constitue un remède efficace. En hiver, je m’applique un mélange de thym, tea tree et citron sur les pieds et les bras avant de commencer la journée, c’est très revigorant et participe à renforcer l’immunité. On peut renouveler plusieurs fois par jour si nécessaire.