Morceaux choisis

J’ai eu envie de partager avec vous des extraits de textes, des poèmes, des contes qui m’ont inspiré, qui m’ont ému, qui m’ont boulversé mais qui me semblent aussi  très actuels et qui portent  à reflexion. Je vous les livre tels quels selon mon inspiration du moment, ce sont des morceaux choisis avec tout mon coeur et parce qu’ils raisonnent en moi.

Extrait de “conversation avec DIEU – tome 2” de Neale Donald Walsh

En réponse à cette observation que les jeunes détruisent notre mode de vie

“Ce ne sont pas vos jeunes qui sont en train de détruire les forets tropicales. Ils vous demandent d’arrêter. Ce ne sont pas vos jeunes qui sont en train d’épuiser la couche d’ozone. Ils vous demandent d’arrêter. Ce  ne sont pas vos jeunes qui exploitent les pauvres dans des usines du monde entier. Il vous demandent d’arrêter. Ce ne sont pas vos jeunes qui vous imposent des taxes à l’infini pour ensuite utiliser l’argent afin de faire la guerre et d’acheter des machines de guerre. Ils vous demandent d’arrêter. Ce ne sont pas vos jeunes qui ignorent les problèmes des faibles et des démunis, et qui laissent des centaines de gens mourir de faim chaque jour sur une planète qui a plus que ce qu’il faut pour nourrir tout le monde. Ils vous demandent d’arrêter.

Ce ne sont pas vos jeunes qui s’adonnent à la politique de la tromperie et de la manipulation. Ils vous demandent d’arrêter.  Ce ne sont pas vos jeunes qui, réprimés sexuellement, affligés de honte et de gêne à propos de leur propre corps, transmettre cette honte et cette gêne à leurs enfants. Ils vous demandent d’arrêter. Ce ne sont pas vos jeunes qui ont établi un système de valeurs qui dit que “la raison du plus fort est toujours la meilleure” et un monde qui résout les problèmes par la violence. Ils vous demandent d’arrêter.

Non, ils ne vous le demandent pas…..ils vous en supplient.”

Extrait d’un texte de URSULA LE GUIN issu du livre “Une autre fin du monde est possible”   de PABLO SERVIGNE – RAPHALE STEVENS – GAUTHIER CAPPELLE                                              

“Tout enfant a besoin de protection et de soutien. Mais il a aussi besoin de vérité. Et il me semble que la seule manière de lui parler de façon, honnête et factuelle du bien et du mal est de lui parler de lui : de lui, de son moi intérieur, de son moi le plus profond. Cela reste à sa portée, car après tout, sa tâche principale est de grandir et de devenir lui-même. Il ne pourra jamais y arriver s‘il croit que cette tâche est inachevable, ou si on lui donne l’impression qu’il n’ a rien a accomplir. La croissance d’un enfant sera ralentie et pervertie s’il est désespéré ou s’il nourrit de faux espoir, s’il a trop peur ou ‘il est excessivement protégé. Pour grandir, il faut être en contact avec la réalité, ce TOUT dont l’ampleur dépasse l’ensemble de nos  vertus et de nos vices. Il faut à l’enfant des connaissances, et la connaissance de soi. Il faut qu’il puisse se voir tel qu’il est, et voir l’ombre qu’il projette. Car il est capable d’affronter sa propre ombre, il peut apprendre à la contrôler et à se laisser guider par elle. Tout ceci afin que ayant grandi en force, ayant accepté les responsabilités sociales de l’adulte, il soit moins enclin à tout abandonner par désespoir ou à nier ce qu’il voit, quand il sera confronté au mal qui sévit en ce monde, aux injustices, aux chagrins, au souffrances que nous devons tous endurer, et à l’ombre finale qui viendra tout clore.”

Extrait de la postface de Cyril Dion du livre “Une autre fin du monde est possible”   de PABLO SERVIGNE – RAPHALE STEVENS – GAUTHIER CAPPELLE   

“Dans le fond, en avons nous quelque chose à faire de ces écrans plats, de ces smartphones, de ces voitures connectées, de ces enceintes intelligentes, de ces flux continu de séries, de films, de sports diffusé vingt-quatre heure sur vingt-quatre sur les centaines de chaînes distribuées par nos box, de ces piles de vêtements qui prennent la poussière dans nos placards ? Que voulons nous vraiment ? Si je devais répondre à cette question (et si j’exclus les premières nécessités telles que manger à sa faim, boire, être soigné, abrité……), cela ressemblerait certainement à : pouvoir me balader, en ville ou dans la nature, le nez au vent, chauffé par le soleil, avoir de vrais bons amis avec qui je peux partager ce qui compte le plus pour moi, qui seront là en cas de coup dur et pour qui je serai là mo aussi, aimer très fort un chéri, des enfants, être aimé très fort pour ce que je suis, faire ce qui me passionne, ce pour quoi je suis doué, chaque jour, être utile, lire, écrire, créer, écouter, ou faire de la musique, découvrir ce que je ne connais pas encore, manger de bons produits, sains, avoir le choix, avoir le temps, comprendre ce que je fais sur cette planète……Dans ce petit inventaire à la Prévert, très peu de choses dépendent d’une technologie de pointe, très peu de nécessitent une débauche d’énergie fossile ou d’énergie tout court. Tout cela demande en revanche une organisation humaine qui ne fasse pas de la prédation, de la compétition et de l’asservissement des valeurs cardinales, mais qui place la coopération, le partage, l’intelligence, l’interdépendance avec le reste du vivant au centre de ses intuitions.”

« La paix en soi, la paix en marche » Extrait de L’art de vivre – THICH NHAT HANH

‘Le cadeau le plus précieux que nous puissions offrir à ceux que nous aimons est notre énergie de compréhension et d’amour. Si nous n’avons pas de compréhension et d’amour en nous même, nous n’avons rien à offrir aux autres et au monde. Comment peut on cultiver la compréhension et l’amour? En étant seul.

Etre seul ne veut pas dire que vous vous coupez de la société ou que vous allez vous installer au sommet d’une montagne ou vivre dans une grotte. Vivre seul signifie que vous êtes toujours avec vous même – vous ne vous perdez pas. Vous pouvez vous assoir sur la place du marché tout en étant seul. Vous êtes le chef à bord et non une victime. Quand vous pratiquez la marche en pleine conscience, vous vous concentrez sur vos pas et sur votre inspiration et votre expiration. Même si vous marchez avec deux cents ou trois cents personnes, vous êtes toujours seul.

La pleine conscience et la concentration sont en vous vous ; chaque respiration et chaque pas vous nourrissent et vous enrichissent, vous apportant l’énergie de la compréhension et de l’amour. Si vous n’êtes pas vous même, vous ne pouvez pas aimer, vous ne pouvez rien offrir.

Etre seul signifie revenir en vous même, devenir maître de vous-même et ne pas vous laisser emporter. La compréhension est le fondement de l’amour. Si vous ne vous comprenez pas vous-même, vous ne pouvez pas vous aimer. Si vous ne comprenez pas votre bien aimée, ses difficultés ou ses aspirations les plus profondes, comment pouvez vous dire que vous l’aimez et que vous la comprenez ? Vous devez être vous même puis, en la regardant, vous commencez à comprendre….

L’amour est l’eau qui jaillit de la source de la compréhension. Une relation n’a de sens que si chaque personne est elle-même. Si dans votre coupe, vous êtes tous les deux pleins de compassion, d’amour et de beauté, vous ‘avez rien d’autres à vous offrir mutuellement. Parler est une offrande et une manière de s’exprimer. Mais si toutes vos idées sont vides, ce ne sera pas un vrai cadeau. Vous aurez des opinions sur tout, mais ce n’est pas forcément ce dont l’autre a besoin. Ce dont l’autre a besoin, c’est de votre compréhension, de votre amour et de votre regard profond – non en tant qu’idées, mais en tant que réalité vivante. »

J’aime cette page